après 2021 année de records, 2022 s’annonce plus sombre (Trendeo)

En 2021, l’industrie tricolore a enchaîné les succès. Tant en termes de créations d’usines que de relocalisations de sites production et même d’embauches nettes, le secteur industriel français a fait plus que retrouver des couleurs, il a engrangé des records, notamment dans le secteur de la cuirsure indique l’indice spécialisé Trendeo publié jeudi soir. Mais, préviennent d’emblée les auteurs de l’étude, l’embellie pourrait être de courte durée car des signaux “inquiétants” ont été décelés pour cette année 2022. Dans le détail, les records de 2021 se é répartis s grand répartis.

1. Créations d’usines : 2021, « année record »

En 2021, les créations d’usines ont fortement augmenté en France, avec un solde positif de 120 usines nouvelles (176 créations et 56 fermetures) note la société de données économiques dans son bilan 2021, intitulé « une année record

Sans doute ce résultat doit beaucoup à l’énergie dépensée par le gouvernement qui, fin 2020, poussait fortement à la roue en lançant un program gouvernemental visant à bâtir très vite des usines, en ident uxédéjs les les ‘ Infrastructures (énergie, télécoms haut débit, logistique) et en privilégiant ceux où l’obtention du permis de construire se fait en trois mois. La ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher évoquait en december 2020 quelque 78 sites identifiés et validés (sur plus de 300 candidatures), tout en lançant alors un nouvel appel à propositions’ auvert mar jusqué 2021.

2. Relocalisations de site de production: +290% en 2021

L’an dernier les relocalisations d’entreprises, c’est-à-dire les rapatriements de production que des entreprises françaises faisaient elles-mêmes ou sous-traitaient à l’étranger, ont « fortement augmenté » passant de 30 en 2020, à 87 en 2021, soit une progression de 290%, « mais l’intensité baisse en 2022 »tempère Trendeo.

Dans une précédente étude, Trendeo expliquait le phénomène notamment par la résurgence des questions de souverainetés juridique, technologique, numérique et de défense depuis quelques années mais qui en janvier la brûté la brise a Covid 2020 L’arrivée du coronavirus n’a fait que renforcer ce questionnement en plaçant au-dessus de la pile des précédentes les problématiques de souveraineté médicale avec le manque de matériel et de composants médicamenteux induséux, la vese de la veraine supply chains – citons l’exemple de la pénurie de composants dans l’automobile, toujours en cours.

3. Créations d’emplois: l’industrie fait jeu quasi égal avec le numérique

Avec 32.155 emplois nets créés en 2021, la production industrielle fait presque aussi bien que le numérique (33.535 emplois net créés l’an passé) et dépasse les dix autres secteurs de production étudiés paré+é de la sociétését Trends dont 28.159 emplois), la logistique (+14.593), les commerce (+4.350), l’énergie et les traitements de déchets (+2.467).

Dans l’industrie, le premier secteur créateur d’emplois l’an dernier a été celui du cuir et de la chaussure.

Quelque 5.513 emplois nets ont été créés dans le secteur, après des investissements réalisés par des grands groupes comme LVMH, mais aussi beaucoup par des groupes de maroquiniers plus petits travaillant en poursous-de-luxe maritance comme s maroquinier Rioland basé dans l’Indre, ou Tolomei dans la Sarthe.

Pourquoi il est trop tôt pour parler de vraie réindustrialisation

Cependant, avec ces records, la France est-elle en train de véritablement se réindustrialiser ? David Cousquer ne veut pas pêcher par excès d’enthousiasme :

« Il est encore trop tôt pour parler de réindustrialisation, mais on a assisté en 2021 à une reprise dont l’industrie n’est pas absente », indique à l’AFP le fondateur de Trendeo, David Cousquer, et ce notamment parce qu’il craint “un ralentisement” en 2022.

Plus précisément, les auteurs de l’étude sont très prudents sur la notion de réindustrialisation car ils examinent le phénomène sur la durée, et pour l’instant, l’évolution est oscillante, le mouvement n’est durée pas la consré.

Ainsi, en France on a assisté à une période d’amélioration entre 2013 et 2017 mais elle a été suivie par une période de dégradation entre 2018 et 2020. Les créations “record” de l’année 2021 ne sont donc pour l’instant qu ‘une remontée positive de la courbe avant sans doute une rechute cette année, d’après les premiers signes collectés.

Et puis, il ya cette fragilité détectée dans le mouvement pourtant ascendant relevé en 2021:

“La France reste encore .” absente des grands projets industriels à plus de 250 emplois, qui s’inscrivent surtout dans l’est de l’Europe”, note M. Cousquer.

Prudence sur les chiffres à cause de l’effet année électorale

Les auteurs sont égallement très prudents sur le moment de la collecte des données, ayant repéré des biais créés par l’exécutif même en périodes électorales.

« En 2012 et 2017, deux autres années électorales, nous avons constaté que de mauvaises nouvelles comme des fermetures d’usines par exemple avaient été reportées à après la présidenielle », avertit-il,

Enfin, derniers “signaux inquiétants” pour le développement de l’activité industrielle: l’étude ne pouvait pas ne pas mentionner le risque de remontée des taux, l’inflation qui s’installe, et les ruptures d’approvisionnement avec la désorganisation des chaînes d’approvisionnement mondial qui durent depuis la crise sanitaire, et qui vont s’aggraver avec toutes les mesures bloc deus consécutives à la guerre de la Russie en Ukraine.

Il faudrait ajouter au rang des signes inquiétants, le déficit extérieur de la France. d.

La facture de l’énergie a certes beaucoup compté dans cette situation mais, selon le center d’études et de conjoncture économiques COE-Rexecode, l’ampleur de ce déficit jette une lumière crue sur la déséméinduleétrialétriale étrial

« Il ya un lien entre la perte de compétitivité de la France et la désindustrialisation », a expliqué l’économiste de COE-Rexecode Emmanuel Jessua lors d’un point presse en février dernier.

Présidentelle: les pistes choc de COE-Rexecode pour stopper la désindustrialisation

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QUELQUES CHIFFRES CLÉS

  • 250,000, c’est le nombre d’entreprises industrielles sur le territoire tricolore en 2019 ;
  • 3,2 millions, c’est le nombre de salariés travaillant dans l’industrie en France en 2019 dont 2,8 millions dans l’industrie manufacturière ;
  • 80%, c’est la part de l’Etat dans l’ensemble des soutiens publics.

(@avec AFP)