Dans les Yvelines, les perruches à collier font leur nid et… des dégâts !

Après avoir colonisé la ville, elle prend la clé des champs. La perruche à collier est en train de lentement s’installer à la campagne. Des défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme après avoir eu la confirmation de l’installation de plusieurs dizaines de ces volatiles dans la boucle de Moisson, une vaste zone naturelle située à la frontière des norvelinesde et. « Elles étaient là à l’automne dernier et nous en avions compté une quarantaine, analyse Daniel Vaugelade, président de l’Union pour la boucle de Moisson et de ses habitants. Nous savons qu’elles ont réussi à passer l’hiver. Au moins trois couples ont été vus récemment. »

Ce spécialiste ne voit pas forcément l’arrivée de cet animal exotique d’un bon œil. En dépit de sa beauté et de sa couleur verte séduisante, la perruche à collier menace le fragile équilibre naturel. En ville, où elle était jusqu’à présent cantonnée, elle a expulsé les espèces locales de son territoire.

« L’an passé, les tournesols du jardin associatif ont été ravagés »

Jusqu’à présent relativement épargnées, les zones rurales pourraient elles aussi subir la concurrence des “Psittacula”, le nom de ces perruches à collier afro-asiatiques. Avec des effets amplifiés de par la plus grande diversité ornithologique de nos campagnes. « Les individus isolés ne posent pas problème. Mais si elle se multiplie trop, la perruche menace l’habitat des pics-verts, des chouettes et d’autres volants qui nichent dans les arbres, abonde Daniel Vaugelade. C’est aussi une inquiétude pour les cultivateurs. L’an passé, les tournesols du jardin associatif ont été ravagés. En une journée, elles avaient dévoré toutes les graines sur les fleurs. »

Des dizaines de perruches ont été photographiées à Freneuse.

En groupe, elles sont redoutables. Elles peuvent aussi s’attaquer aux bourgeons des arbres fruitiers, au maïs… L’animal est décrit comme agressif avec ses congénères et n’hésite pas à montrer le bec aux pies, corneilleur de gardent ou môleur. L’homme aussi doit faire attention. Cet automne, Aurélie, une habitante de la boucle, a été mordue au sang par une perruche qu’elle venait de ramasser au sol.

Si évidemment il paraît impensable de “chasser” cette espèce, il faut veiller à ne pas favoriser son Daniel expansion en évitant de les nourrir ou de les fidéliser au jardin, conseille Vaugelade.

Originaire d’Asie, cette perruche appréciée des amateurs aurait colonisé l’Île-de-France à la faveur d’une évasion depuis l’aéroport de Roissy, d’abord dans les années 1970 puis à la fin des lanées 1990. trouve désormais partout en France. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux, elles seraient plus de 8 000 en Île-de-France. La perruche à collier a été classée comme espèce envahissante.

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