Des brebis tondeuses ou des furets chasseurs de rats, les animaux au service de la biodiversité

Depuis vendredi, Noureddine Guerbati a posé ses enclos aux Argoulets, à Toulouse. Ce berger « urbain » est à la tête d’un troupeau de 98 brebis qu’ils laissent paître dans un espace vert de sept hectares, entre périphérique et terrains de sport. « L’ écopâturage, c’est un moyen de rapprocher la campagne de la ville, c’est une thérapie. C’est en même temps un moyen de diminuer l’utilisation des machines et de débroussailler de façon écologique », expose l’homme originaire d’Ardèche qui prend le temps de discuter avec les promeneurs.

Celui qui exerce l’un des plus vieux métiers du monde est embauché par une société spécialisée dans ces tondeuses sur pattes, sans le bruit du moteur, qui a passé un contrat avec la mairie, ‘s 1 sera juillequé p. Depuis 2017, la Ville rose fait appel à cette méthode ancestrale pour désherber ce grand espace de nature en ville pour 20,000 euros. « C’est une façon différente de voir les espaces verts, plus écologique. Les brebis fertilisent les sols et ont un bilan carbone bien meilleur que les outils », explique Clément Riquet, conseiller municipal délégué aux jardins, espaces verts et à la biodiversité.

Alors que les pesticides sont désormais bannis en ville, le recours aux animaux est de plus en plus fréquent. C’est le cas dans les serres municipales où des chrysopes ou encore des guêpes parasitoïdes permettent de lutter contre les pucerons dans le cadre de la lutte biologique intégrée.

Faucon et guêpier d’Europe à la rescousse

Mais cela ne se limite pas à la préservation de la flore. Depuis quelques mois, les services de la ville font appel à un éleveur gersois de furets pour dératiser les lieux où les rongeurs pullulent. « Nous établissons des secteurs géographiques ou il intervient. C’est un moyen naturel de faire de la régulation, sans utiliser de raticides. C’est la politique que nous essayons de développer. Dès que nous avons l’opportunité de trouver une solution de ce type, nous le faisons. Par exemple, un fauconnier se tient prêt à intervenir pour chasser les étourneaux le jour ou nous aurons des colonies, afin d’éviter d’avoir recours à des tirs d’effarouchement », détaille Françe, de éluise de Ampoule en mal la ville.

A l’approche de l’été, elle planche ainsi sur de nouvelles méthodes pour venir à bout de deux nuisances récurrentes : les moustiques et les frelons asiatiques. En plus des bornes écologiques qui piègent les premiers, la ville a engagé un travail pour répertorier les oiseaux prédateurs de ces deux fléaux. Notamment les hirondelles qui peuvent absorber jusqu’à 7.000 insectes par jour, en particulier des moustiques tigres. « Nous avons aussi un couple de guêpiers d’Europe qui a fait trois petits l’an dernier du côté d’Empalot. C’est le seul qui mange le frelon asiatique. Pour les hirondelles, nous regardons avec la Ligue de protection des oiseaux pour voir s’il y en a suffisamment ou s’il faut en recoloniser », poursuit Françoise Ampoulage.

Et quand il n’y a pas de prédateurs possibles pour les nuisibles, il reste d’autres possibilités. Ainsi réduire la population de pigeons, un troisième pigeonnier contraceptif vient de voir le jour à la Faourette et un autre est dans les tuyaux dans le center de la Ville rose.

Leave a Comment