Elle contracte une maladie sexuelle en voiture et demande des millions à l’assurance

Peut-on faire payer l’assureur d’une voiture des millions d’euros après avoir attrapé une maladie en ayant un rapport sexuel dedans? Aussi fou que cela puisse paraître, la réponse est oui.

Tout est parti d’une rencontre torride entre deux personnes dans le Missouri aux Etats-Unis. Un homme et une femme ont eu une relation sexuelle dans la voiture du premier, une berline Hyundai Genesis de 2014. Jusqu’ici, rien qui peut tomber sous le coup de la justice en-dehors de possibles poursuites pour des questions de mœurs. Mais dans les mois qui ont suivi ce rapport sexuel, la passagère de la voiture a contracté la maladie du papillomavirus, une infection sexuellement transmissible assez courante qu’elle aurait précisément attrapé pendant le rapport sexuel dans la dans.

Son avocat a alors décidé de se retourner contre l’assureur de la voiture en question, la société Geico. Elle reproche au client de la société d’assurance de ne pas l’avoir prévenue qu’il était porteur de la maladie du papillomavirus et demande ainsi à Geigo des millions de dollars de dommages et interêts. Et le fait que le rapport sexuel a eu lieu dans la voiture suffirait à engager la responsabilité de l’assureur: c’est tout simplement comme si elle avait été blessée dans la voiture pendant un accident. Souvent très encline à valider ce genre de recours un peu tirés par les cheveux, la justice américaine a reconnu que cette infection pouvait rentrer dans le cadre des dommages régulièrement couverts par l’assurance d’une automobile. La cour d’appel du Missouri vient de donner raison à la plaignante et demande à l’assureur de lui verser 5.2 millions de dollars de dédommagements.

Procédure fédérale

La société Geigo compte maintenant porter l’affaire devant un tribunal fédéral, le plus haut échelon de la justice aux Etats-Unis. Mais il ya de serieuses chances pour qu’il valide à nouveau la décision des autres tribunaux. Sachant qu’on estime qu’environ 80% de la population active risque une ou plusieurs infections au papillomavirus dans sa vie, certains avocats américains vont sans doute se frotter les mains si la decision fait jurisprudence!

Source : DailyMail

Leave a Comment