Essai Mazda CX-60 (2022): premier jet

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Pour être tout à fait transparent, ce CX-60, nous l’avons essay le temps d’une prize en main de 3 heures à peine, à bord de modèles encore considérés comme des pré-séries, amenés à recevoir quelques ajustements com.

Techniques, surtout, car esthétiquement il nous a été montré dans sa version définitive. Dessiné selon les dernières inspirations du code stylistique Kodo, le SUV voit ses coups de crayons baptisés aussi du nouveau concept “Noble Toughness”, concrétisé par des lignes parfois tranchées au Sakatana, tout en recherchanté. contraste ainsi avec une face avant peu commune, ultra-verticalisée.

Un parti pris qui aura ses adeptes et ses détracteurs, assurément. Et si en photos, le CX-60 est parfois un peu “bizarre”, il fait partie de ces modèles plus séduisants en vrai qu’en photo à nos yeux, lui qui imposes un gabarit (4,74m de long, 1,89m de large pour 1,67m de haut) similaire à un BMW X3 ou un Volvo XC60, par exemple. Le CX-60 est outre proposé en monte de 18 ou 20 pouces uniquement.

Takumi mieux que les autres

Mazda CX-60Credit Photo – Autonews

S’installer à bord d’une Mazda a toujours été très naturel et l’effet cockpit/cocon se retrouve aussi au volant du CX-60, avec une position de conduite idéale. Mazda innove ici au passage avec le Driver Personnalisation System. Après avoir entré sa taille et réalisé quelques mouvements de tête devant la caméra qui détecte aussi la somnolence, le SUV va automatiquement régler sièges, volant, réune troviseurs et afficheur, pour mesure tête. Dans les faits, parce que nous sommes tous différents, quelques micro-ajustements nous on quand même semblé nécessaires, mais le véhicule suggère une position de base satisfaisante.

Le combiné numérique est très réussi, avec des animations et ambiances changeantes très inspirées, selon le mode de conduite adopté. Quant à l’écran central de 12 pouces, il ne reste manipulable qu’à travers le shuttle et n’est pas tactile. Mazda partant du principe qu’il est plus sûr ainsi de le manipuler en roulant. Beaucoup apprécieront la taille de caractère gigantesque des différents menus de l’interface, ainsi très lisible.

Notre finition Exclusive-line avec option Confort soufflait le chaud et le froid. La commande de boîte très stylisée, les cuirs et surpiqûres sont qualitatifs mais ces dernières font element défaut sur toute la planche de bord, qui privilégie plutôt des plastiques moussésés, raiment vé certes, certes, Les inserts aussi, à motifs grillages, montrent un rendu assez quelconque. Le contraste est frappant avec la finition Takumi bien plus inspirée, claire, avec une combinaison d’inserts en bois d’érable et de tissu à grosses mailles inspiré du kimono. Quelques surpiqures très espacées sont cette fois appliquées sur la planche de bord et apportent une vraie singularité au CX-60.

Le dessin non fuyant de sa section arrière permet d’apporter un large espace aux passagers, à la tête comme aux genoux et ils pourront profiter de 2 USB ports C ainsi que d’une prize 220V, dont on se demande toujours pourquoi elle n’ est pas encore généralisée tant elle est utile pour recharger plus gros qu’un simple smartphone.

Après ouverture du hayon à commande main libre (en option), le coffre dégage 570 litres, avec un petit espace compartimenté supplémentaire sous le plancher. Le tout avec une modularité assistée des, toujours bien pratiques, tirettes latérales pour rabattre indépendamment les assises d’une banquette divisée en 40/20/40.

Groupe propulseur en position longitudinale

Mazda CX-60 (2022)

Mazda CX-60Credit Photo – Autonews

Mazda a placé en cascade le moteur 4 cylindres atmosphériques 2.5 Skyactiv-G de 141 kW (en position longitudinale, c’est plutôt rare!), puis un moteur électrique de 100 kW, le tout relié en auto bout de chaîne à mat une boîte 8 rapports.

La puissance combinée atteint 327 ch pour 500 Nm de couple, c’est généreux, mais il n’en fout pas moins pour propulser ce gros bébé de 2 tons. Le 0 à 100 km/h est effectué en 5,8 seconds, permettant au CX-60 de doubler rapidement sans être foudroyant non plus.

Notre parcours, autour et à travers le parc naturel de Sintra-Cascais, était plutôt vallonné justifiant ainsi notre autonomie électrique qui a tout juste frôlé les 40 km, plutôt loin donc des 63 km officiels. Qui plus est, la stratégie de gestion thermique/électrique a plutôt tendance à privilégier le roulage silencieux, même en forte côte. Montrant ainsi qu’il n’y a pas de technologie prédictive associée à la navigation par exemple. La touche Mi-Drive permet de modifier les modes de conduite : Normal, Sport, EV et Off Road puisque le CX-60 PHEV est à 4 roues motrices. Une touche supplémentaire permet de force la recharge, ce que nous avons testé, avec une consommation augmentant de 1,5 l/100 km (tant qu’il y avait de la batterie) à 6,5 l/100 km, après avoir récupéré 30 km d’autonomie électrique dans une batterie à forte capacité de 17.8 kWh. Une rapidité de recharge forcée plutôt efficace, même s’il sera toujours plus pertinent de trouver un point de recharge plutôt que d’utiliser cette fonction en roulant.

Notez que le CX-60 sera aussi disponible en version 6 cylindres en ligne Diesel et essence, à hybridation légère, entre cette année et l’année prochaine.

Comme un mode Sport en continu

Mazda CX-60 (2022)

Mazda CX-60Credit Photo – Autonews

Un type frappe instantanément au volant du CX-60, sa direction. Mazda l’a voulu ferme, apportant une grande précision en conduite dynamique, mais devient un peu trop physique en mode de conduite normale et en manœuvres. Pour ce dernier execice d’ailleurs, Mazda propose une bien pratique fonction See-Through View, qui affiche sur l’écran central la vue frontale et les vues later, un peu comme une vue pare-chocs, permettant march de se gart en avec un contrôle relativement précis de tout ce qui se passe au niveau des roues.

Aussi au bénéfice du dynamisme, mais plus pénalisant pour le confort, le SUV est type rigide en amortissement, permettant des passages en courbes presque sans roulis. En contrepartie, le CX-60 devient relativement inconfortable sur les dos-d’âne et les saignées. Le nouveau système Kinematic Posture Control aide quand même un peu, avec pour action de réduire les effets de tangage sur les gros obstacles, qui existent encore, mais au lieu de balancer d’avant en arrière, le systèce pour un vient modifier vertical synchronisé cette fois sur les deux essieux en même temps.

Le choix technique d’opter pour une transmission automatique à embrayage multidisques est pertinent, pas de CVT bruyante au moins, mais un comportement plus doux et silencieux. Qui ne sera pas suffisant en revanche, pour proposer une réactivité in sport mode and manuel de ce nom. Un moindre mal, le CX-60 n’est pas non plus un Audi SQ3. Cette boîte a, en outre, le mérite de réduire les consommations de 22% selon Mazda, face à la BVA6 précédente.

Une singularité qui coûte cher

Mazda CX-60 (2022)

Mazda CX-60Credit Photo – Autonews

Au final, le CX-60 se montre comme un modèle dont il faut accepter les partis pris.

Un style particulier, un typage routier ferme, une ambiance intérieure qui montre une vraie singularité sur sa finition la plus haute. Si on l’accepte, le CX-60 devient ainsi un modèle avec un certain caractère, qui ne se contente pas d’imiter la concurrence.

Difficile en revanche d’accepter ces choix imposés au regard de ses tarifs, certes, Mazda équipe toujours généreusement ses modèles dès le premier niveau de finition, mais il faudra quand mê lame bage euros de qué débourent 52′ ‘à 70 000 euros pour profiter de tout ce que le CX-60 peut offrir.

En bref

Même si Mazda est convaincu, à juste titre, qu’il reste du potentiel à exploiter sur les motorisations thermiques, le constructeur se doit malgré tout de jouer le jeu de l’électrification. Le MX-30 a ouvert la voie des modèles 100% EV chez le Japonais, c’est maintenant au tour du CX-60 d’inaugurer pour la 1ère fois sur le marché européen, sa technologie hybrid rechargeable 100% maison. Pour marquer un peu plus le coup, Mazda a installé à bord du CX-60 quelques raffinements inédits, en plus d’avoir opté pour un style décalé, quoique particulièrement clivant.

Florian Duchiron

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