Grand Prix du Canada – Max Verstappen (Red Bull) vainqueur : Tout ce qui sépare le loup de la meute

Il n’y avait qu’une seconde au passage de la ligne. 993 millièmes precisément. Mais l’écart entre Max Verstappen et Carlos Sainz à l’arrivée du Grand Prix du Canada n’a rien dit de tout ce qui sépare le leader de Red Bull de l’Espagnol, et plus globalement de beaucoup d’autres. Samidi, dans des conditions piégeuses, le champion du monde en titre avait maté la concurrence sans ménagement. Dimanche, ce sont les petits détails qui ont fait la grande différence.

Le Néerlandais n’a pas vécu la course tranquille que l’on pouvait imagine au vu de la construction de la grille. La faute à une petite erreur de calcul de son muret, qui l’a renvoyé dans les échappements de Lewis Hamilton après son deuxième arrêt. Mais aussi et surtout à trois neutralisations, dont une par régime de voiture de sécurité, au 49e tour, qui l’a remis à portée de fusil de Carlos Sainz, dont les gommes “dur” étaient plus fraîches de six tours. De quoi punir la moindre erreur du Batave. Spoiler: il n’y en a eu aucune.

Grand Prix du Canada

Bonus-malus : Verstappen trop fort, Sainz trop tendre, Alonso capricieux

IL YA 5 HEUR

À la relance, à 15 boucles du drapeau à damier, Verstappen a aligné les tours de qualification et contraint son poursuivant à tout faire mieux que lui, c’est-à-dire à l’impossible, malgré le DRS et l’efficacité la Ferrari à l’accélération. “Globalement, ce fut difficileat-il assuré au micro de Jenson Button après coup. Les Ferrari étaient rapides. J’ai vu qu’il poussait, puis rechargeait [ses batteries, NDLR], puis repoussait… Car avec le DRS, c’est plus facile de recharger.”

J’aurais préféré devoir attaquer que défendre

Jamais, pourtant, Sainz n’a pu se rapprocher suffisamment à l’épingle pour tenter une attaque à la dernière chicane. Même si, dans une situation inverse, lui y serait peut-être allé. “Les derniers tours étaient vraiment compliqués”, ajoouté Verstappen. Il avait des pneus plus frais. J’aurais préféré devoir attaquer que défendre. Mais ça a functionné.”

“Piastri arrive, c’est le prochain gros crack de la Formule 1”

Bien aidé par la puissance du Honda rebadgé, ce qui n’avait pas toujours été le cas les années précédentes, le Batave est resté imperméable à la pression. Une nouvelle fois. Sainz, lui, a fini par craquer après un blocage au dernier passage de l’épingle.

Au championnat, le coup est énorme. Avec l’abandon de Sergio Pérez et la cinquième place de Charles Leclerc, le leader du Mondial compte désormais 46 points d’avance sur son coéquipier et 49 sur le Monégasque. Presque deux jokers. À l’exception de Monaco, le Néerlandais s’est imposé à chaque fois qu’il n’a pas abandonné. De quoi donner une autre lecture du rapport de force que l’on estimait bien plus réduit il ya quelques semaines encore.

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