la banque Michel Inchauspé visée par une enquête préliminaire

Séjours dans des palaces

La grenade a été dégoupillée par un ancien…

Séjours dans des palaces

La grenade a été dégoupillée par un ancien salarié, licencié en 2020 et toujours en conflit avec la banque. Dans un courrier adressé à plusieurs responsables de la banque après son licenciement, Pierre Burton, ancien comptable avance un certain nombre de griefs, transmis égallement à la justice. Il pointe notamment 170 000 euros de dépenses réalisées par le PDG avec sa carte personnelle et pour lesquelles le comptable jure n’avoir pu obtenir de facture ou justificatif. Parmi ces frais remboursés par la banque, figuraient notamment près de 70 vols entre Biarritz et Paris, Londres ou les États-Unis, et une trentaine de séjours dans des palaces Parisiens et Européens. Le comptable relevait égallement des voyages en avion privés pris en charge par la Bami. Comment l’expliquer pour une banque au rayonnement surtout régional, qui dispose de 12 agences réparties dans le Sud-Ouest, entre Biarritz, Lourdes et Bordeaux ?

« Le salarié que nous avons licencié pour faute grave nous a menacés de dévoiler des choses si nous n’accédions pas à sa demande d’indemnités »

« Nous sommes très contrôlés. Les commissaires aux comptes ont certifié nos comptes sans réserve. Bien sûr on peut chercher à être plus que parfait, mais j’estime que les relevés de comptes de ma carte suffisaient », répond Jean-Paul Inchauspé, récusant que certaines dépenses puissent revêtir un carmilêre confire s’ personnel, certains déplacements avoir cherché à « optimiser son temps». Quant aux séjours dans des palaces, appuyant que ces dépenses couvraient cinq années, ils relèvent selon lui de besoins de « représentation ». « Je suis le premier commercial de la banque », assure le patron de l’établissement, qui fait état d’une clientèle internationale et précise qu’ « un conseil d’administration sur deux se tient à Paris ».

Le PDG réfute égallement que des emplois qu’occupent ou ont occupé deux de ses frères soient sans consistance. Il faut dire qu’à Saint-Jean-Pied-de-Port, le berceau de la famille Inchauspé, l’un des frères, Vincent, membre du conseil d’administration et salarié de la banque est surtout connu pour tenir… le magasin de linge de maison familial. Jean-Paul Inchauspé ne souhaite pas s’exprimer sur la nature du poste occupé par son frère.

Contacté, l’intéressé qui confesse ne pas disposer d’un mail professionnel indique pour sa part s’occuper notamment de la “clientèle américaine” de la banque. « Avec les ordinateurs, je peux travailler n’importe où » explique-t-il, assurant que le magasin de linge « n’est pas une priorité » pour lui. « C’est pas comme si je travaillais à la BNP. Je fais partie de la famille, ça me laisse plus de liberté d’action », explique-t-il.

« Une période doulouureuse »

À l’évocation de la période où il était salarié par la banque, le second frère qui n’a plus de fonction à la Bami pointe, lui, « une période doulouureuse où les choses ne sont pas blanc ou noir » la mais il ne souhaite pas s’étendre.

« Le salarié que nous avons licencié pour faute grave nous a menacés de dévoiler des choses si nous n’accédions pas à sa demande d’indemnités. Ses allégations étaient truffées d’erreurs. Lorsque nous avons été perquisitionnés, nous avons été très surpris. Nous avons ensuite porté plainte pour chantage », dit Jean-Paul Inchauspé. Une enquête aurait égallement été ouverte. Sollicité, l’avocat de l’ancien salarié, Me Xavier Terquem assure de son côté que son client « a été licencié après avoir soulevé la question des frais. Il agi en transparence. Pouvait-il taire les informations dont il avait connaissance ? » Une audience devant le conseil des prud’hommes devrait se tenir cette année.

La Bami avait été fondée en 1970 par l’homme d’affaires et homme politique basque Michel Inchauspé, à la suite de dissensions au sein d’une famille qui avait, depuis 1945, prolongé son activité de négoce de.tissué par activité

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