la Fed relève ses taux de trois quarts de point, la plus forte hausse depuis 1994

La banque centrale américaine table désormais sur une inflation de 5.2% cette année, contre 4.3% projeté en mars, et procèdera donc à d’autres hausses lors des prochaines réunions de 2022.

La banque centrale des États-Unis, surprise par l’accélération de l’inflation en mai, au plus haut depuis plus de quarante ans, a relevé mercredi soir son taux directeur de 0,75 point. Une majoration d’une telle ampleur n’avait pas été décidée depuis 1994. Il est vrai qu’à 8,6% sur un an, la flambée des prix s’est aggravée le mois dernier, contrairement aux anticipations’ de nombreist d .

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Le 12 mai, Jerome Powell, patron de la Réserve fédérale, avait encore affirmé qu’un relèvement de 0,50 point mi-juin, suivi d’un autre de même proportion fin juillet, serait justifié afin de peser sur le coût du cré dans le but de freiner une demande de biens et services trop forte face à une offre encore limitée par de multiples pénuries. Son opinion et celle de ses collègues ont changé au cours des derniers jours.

La porte ouverte à d’autres fortes hausses

En portant à 1.75 % le taux auquel la Fed laisse les banques se prêter des liquidités à très court terme, ils ouvrent maintenant la porte à d’autres fortes hausses de taux le mois prochain, voire aussi en sept. Entre mai 2020 (dans la foulée du premier confinement) jusqu’au 16 mars 2022, and un premier relèvement, le taux avait été maintenu à peine au-dessus de zéro. Fait exceptionnel confirmant l’alarme du comité monétaire, dès lundi après-midi, une fuite orchestrée par les plus hauts responsables de la banque centrale a permis à quelques organes de presse de révéler qu’une point majoration de 0,75 ,50 point, était brusquement à l’ordre du jour. Cette accélération se justifie aussi par la crainte d’une aggravation de l’inflation au cours des prochaines semaines.

Vision pessimist

La poursuite récente de la hausse des cours de l’énergie plaide pour cette vision pessimiste. Les nouvelles perturbations des chaînes d’approvisionnement du fait de reconfinements en Chine et la persistance d’un niveau élevé de pénurie de main-d’œuvre l’alimentent aussi. La forte hausse des loyers, les signes d’augmentation de coûts salariaux, les anticipations inflationnistes à l’horizon d’un an révélées par les sondages de la Fed, s’ajoutent aussi à la liste des facteurs factnistes qui, loin de s’ apaiser, s’aggravent. L’espoir de Jerome Powell de voir faiblir au printemps toutes ces forces qui alimentent l’inflation depuis un an, est donc à nouveau douché.

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Cette déconvenue entame davantage la crédibilité de la Fed. « La Réserve fédérale a laissé l’inflation s’emballer et en a perdu le contrôle. Les marchés d’actions et les marchés du crédit ont, pour cette raison, perdu confiance en la Fed», commentait Bill Ackman, patron du fonds spéculatif Pershing Square, à la veille de la décision de la Fed. Selon lui, « la confiance peut être restaurée si la Fed mène une intervention agressive avec 0.75 point puis à nouveau juillet, et s’engage (…) sur le rétrécissement quantitatif (une réduction du montant des crélans accumulées biND de la Feddans le ), jusqu’à ce que l’inflation ait été domptée ». Son message a été reçu.

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