Le CHU de Rennes recherche des candidats pour un traitement expérimental afin d’arrêter de fumer

Vous en avez marre ! Pour la énième fois, vous vous dites qu’il est vraiment temps d’arrêter de fumer. Évidemment pour votre santé, mais aussi pour épargner votre porte-monnaie. À 10 € plus ou moins le paquet, ça fait mal et encore plus en cette période de crise du pouvoir d’achat !

Mais entre vouloir arrêter de fumer et y arriver, c’est vraiment loin d’être évident. Non seulement il faut être motivé, mais il faut surtout arriver à se défaire de cette maudite addiction. Faire le deuil de la cigarette avec le petit café du matin, après le repas ou pendant des soirées avec des amis. dur dur.

Et vous avez pourtant déjà essayé la cigarette electronique, qui n’est pas si bonne pour la santé non plus, les patches et autres substituts nicotiniques!

Injection d’extraits de tabac purifié

Alors pourquoi ne pas essayer un nouveau traitement expérimental proposé par le center d’essai clinique du CHU de Rennes? « Il s’agit d’une étude proposée par un laboratoire médical et à laquelle nous participons avec d’autres centers hospitalsiers dont ceux de Poitiers et de Bordeaux que nous avons débuté en janvier dernier, explique la Dr Catherine de Bournonville, tabacologue au CHU de Rennes. Elle consiste of deux injections, à deux semaines d’intervalle, d’extraits purifiés de tabac sans nicotine. Nous voulons vérifier si ces injections vont créer une réponse immunitaire qui peut dégoûter de l’envie de fumer. »

Des criteres stricts

Une substance qui ne provoquerait pas d’effets secondaires majeurs. « Elle est déjà connue et avait fait l’objet de recherches, mais pas aussi poussées que celle que nous menons de manière randomisée. C’est-à-dire que la moitié des candidats reçoivent l’extrait purifié et l’autre moitié un placebo. » Le center d’essai clinique recherche donc une cinquantaine de volontaires qui doivent répondre à plusieurs critères. « Des hommes et des femmes d’au moins 18 ans et âgés au maximum de 70 ans », détaille la praticienne hospitalière.

« Les candidats doivent fumer au moins onze cigarettes par jour et ne pas suivre d’autres traitements de lutte contre le tabac. Ils doivent aussi avoir l’envie d’arrêter de fumer et ne pas avoir de maladie chronique. » Les femmes candidates ne doivent pas être enceintes. « Ces personnes doivent aussi s’engager à être suivies pendant un an et se rendre à une dizaine de consultations au CHU. Il est donc préférable qu’elles habitent à Rennes. »

« La maladie la moins chère est celle qui n’arrive pas »

Depuis le début de l’étude en janvier, 200 candidats ont postulé, mais seulement 20 répondaient aux critères très stricts. « Nous en recherchons donc une trentaine supplémentaire. »

Les personnes intéressées peuvent s’adresser au center d’essai clinique par mail à l’adresse suivante : [email protected] « Et les personnes qui souhaitent arrêter de fumer peuvent aussi venir consulter notre center de tabacologie. Les délais d’attente sont très is acceptable. »

Et au docteur De Bournonville de rappeler « que la maladie la moins chère est celle qui n’arrive pas». Chaque année, le tabac tue 75 000 personnes en France et l’impact environnemental de la cigarette est aussi un fléau. De la récolte des feuilles de tabac très consommatrices d’eau et de pesticides aux milliers de tons de mégots jetés dans la nature.

Le CHU de Rennes recherche des candidats pour un traitement expérimental afin d’arrêter de fumer

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