Les propriétaires d’un élevage porcin condamnés à 25 000 euros d’amende pour maltraitance

Le tribunal a prononcé une peine de 50 000 euros d’amende, dont 25 000 avec sursis, considérant que la coupe systématique de la queue des animaux était un acte de maltraitance. Cet élevage de 9 000 porcs situé à Limoise (Allier) avait été épinglé dans des vidéos de l’association L214, déjà en 2020, puis en 2021.

Un « acte préventif » selon l’avocat des propriétaires

Lors de l’audience fin janvier, le parquet avait requis 50 000 euros d’amende dont 30 000 avec sursis.

« C’est une décision très sévère. Mes clients sont condamnés pour une infraction délictuelle, on leur dit que la maltraitance est intentionnelle. On criminalise une pratique d’élevage qui concerne 99 % des éleveurs européens », a réagi l’avocat des propriétaires, Me Paul Morrier. « C’est une première et c’est un signal inquiétanté envoy à l’élevage en général », at-il ajouté, envisageant d’interjeter appel.

La coupe systématique des queues, appelée caudectomie, est un “acte préventif” pratiqué par une large majorité d’éleveurs, pour éviter que les porcs ne se se entent entree eux en se mordillant la queue, selon Me Paul Morrier.

L’association L214 a salué de son côté une condamnation “historique” : “Pour la première fois, la justice condamne cette pratique, interdite depuis près de 20 ans par l’arrêté du 16 janvier 2003” mais toujours pratiquée’association, dans un communiqué. « C’est une décision majeure, un signalé envoyé à toute la filière porcine », s’est félicitée Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214, à l’issue du jugement.

L214 avait diffusé plusieurs vidéos

Les proprieties de l’élevage porcins ont par ailleurs été relaxés des faits de conservation de cadavres d’animaux et ont été condamnés pour défaut de dispositif d’abreuvement et non respect de la taille des caillebotisés de mais dispense. Comme elle en a l’habitude, L214 avait diffusé plusieurs vidéos ciblant cet élevage en 2020 puis début 2021, dont l’une intitulée “Le (dé) goût des choses simples”, détournant un slogan publicitaire de Herta (“ût Herta”) des choses simples » ).

Les images montraient des truies en cage manquant de place pour mettre bas ou allaiter leurs petits, des porcs pataugeant dans leurs excréments, privés d’eau, dont certains avaient les pattes coincées dans les fentes des caillebotleis recouv. Ces vidéos avaient déclenché une inspection de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Allier qui avait conclu à la « bonne tenue » de l’exploitation.

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