les trois scénarios de l’OMS

Le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus est directeur général de l’OMS depuis mai 2017. Alors que son mandat vient d’être renouvelé pour cinq ans, il a exposé son 3e plan stratégique de lutte contre le virus. Il a commencé son allocation en precisant que ce plan « pourrait et devrait être le dernier ».

Trois scénarios

Selon le scénario le plus probable, le virus va continue d’évoluer. Mais la maladie qu’il déclenchera sera de moins en moins sévère, grâce à l’immunité croissante des populations découlant de la vaccination et des infections. Lors des pics de contamination, des campagnes de boost vaccinal pour les personnes vulnérables seront indispensables.

Dans le scénario le plus optimiste, les nouveaux variants émergents seront moins sévères. Il ne sera alors nécessaire ni de mener des campagnes de rappel ni de formuler de nouveaux vaccins.

Dans le scénario le plus pessimiste, un nouveau variant à la fois très contagieux et déclenchant une form grave de la maladie pourrait émerger. La protection immunitaire des populations pourrait alors ne pas être suffisante. Dans ce cas, les vaccins devraient être transformés pour être efficaces et aller en priorité aux personsnes les plus fragiles.

Cinq éléments clefs

Pour le directeur de l’OMS, la lutte contre la pandémie comprend cinq éléments clefs.

Le premier d’entre eux est la surveillance, via les laboratoires et les organismes de santé publique. Celle-ci passe par des campagnes de test massives et le séquençage d’un nombre important d’échantillons.

La vaccination est citée en seconde position. Le directeur de l’OMS rappelle que les doses doivent être équitablement réparties entre les pays. Il précise qu’il s’agit « de l’outil le puissant que nous ayons pour sauver des vies ». Pour maintenir le virus sous contrôle, il est essentiel de vacciner 70 % de la population mondiale en donnant la priorité aux professionnels de santé et aux personnes à risque de faire une forme grave de la maladie.

Alors que les pays les plus riches ont lancé la campagne de la 4e dose, de nombreux pays d’Afrique n’ont toujours pas eu accès à la première dose. Par ailleurs, la vaccination doit être couplée à des politiques publiques de restrictions sanitaires lorsque cela est nécessaire : port du masquedistanciation sociale, hygiène des mains, aération des locaux.

Le troisième élément concerne les systèmes de santé qui devront être plus solides. La recherche et le développement sont cités en 4e position. Enfin, en 5e, la coordination des actions est essentielle. Il s’agit de passer de la gestion de l’urgence au management d’une maladie respiratoire. Le directeur conclut son discours en annonçant que des systèmes de surveillance genomique des potentiels pathogènes vont être lancés.

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