Ligue 2 / National 1 : Bordeaux, 5 questions autour d’une rétrogradation

Pourquoi la DNCG a sanctionné Bordeaux ?

C’est unedecision brutale“, selon les termes employés par la direction de Bordeaux dans son communiqué en reaction de la sanction infligée par la DNCG, la rétrogradation en National 1. Mais le gendarme financier du football français pouvait difficilement se montrer clément aveits les 40. Millions d’euros nécessaires pour permettre au club de financer sa saison en Ligue 2 en 2022-23. Mais Gérard Lopez, qui prévoyait de financer cette somme à hauteur de 10 millions d’euros de sa poche, et de 30 millions d’euros via un accord avec ses créanciers, selon les informations de L’Equipe, a débarqué les mains vides devant la DNCG.

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Le président des Girondins, accompagné de ses avocats, a cependant présenté un projet de financement par des montagessagés avec King Street et Fortress, ses deux créanciers. Il n’a pas convaincu la DNCG tant la situation financière de Bordeaux est catastrophique. Selon les chiffres communiqués par l’AFP, le club au scapulaire affiche 65 millions d’euros de dette et 40 millions d’euros de déficit hors transfert, sans même parler des 40 millions d’euros nécessaires pour figurer en L2 la saison prochaine. La DNCG ne pouvait pas donner son aval face à un tel bilan.

Comment Bordeaux en est arrivé là ?

C’est le fruit de mauvais choix stratégiques qui ont conduit à une gestion financière catastrophique depuis quatre ans et la vente du club par M6. Le choix de Nicolas de Tavernost, dirigeant de la chaîne, d’accepter l’offre à hauteur de 100 millions d’euros du fonds d’investissement GACP a finalement précipité la chute du club. Ellerésulte d’un péché originel lors de la vente du club par M6 et surtout de l’absence de gestion sérieuse par les fonds d’investissement anglo-saxons, sans expérience dans le football profession européen, comp éter sant les é crees‘, selon Alain Anziani, président de Bordeaux-Métropole, cité par l’AFP.

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La masse salariale a notamment atteint des hauteurs vertigineuses et les Girondins, incapables sur le terrain d’obtenir des résultats sportifs, ne sont pas parvenus à atténuer ce phénomène. La reprise en main de la gestion des finances par le fonds créancier King Street n’a pas non plus enrayé une descente aux enfers accentuée par la crise du Covid et l’affaire Mediapro. Le pari tenté par King Street et Fortress de confier le club à Gérard Lopez a été un échec monumental avec à la clé une descente en Ligue 2, et tout ce que cela implique sur le manque à gagner pour des Girondins sur cier. Autant de mauvais choix qui expliquent pourquoi Bordeaux a fini par se faire épingler par la DNCG.

Quel est le plan de Lopez ?

Pour trouver les 40 millions d’euros nécessaires au maintien de Bordeaux en Ligue 2, le président des Girondins prévoit donc un investissement personnel à hauteur de 10 millions d’euros et la négociation d’un accord avec King Street et Fortress pour 30 trou child restants. L’Equipe indique que Lopez est en discussion avec de grands vignobles bordelais pour pouvoir sortir les 10 millions d’euros de sa poche. Concernant les négociations avec King Street et Fortress, elles sont d’autant plus compliquées que le club bordelais doit déjà 50 millions d’euros à ses deux créanciers, comme le souligne le quotidien sportif.

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Beaucoup de choses vont ainsi dépendre de la capacité de Lopez à trouver un accord avec King Street et Fortress. Le president de Bordeaux n’est pas forcément en position de faiblesse. Car les deux fonds d’investissement risqueraient de ne jamais revoir l’argent que leur doit le club si Bordeaux devait être rétrogradé en National. “Ce qui est bien par rapport à cette décision très dure, c’est qu’elle force la main aux prêteurs et au club pour trouver un meilleur accordexplique l’entourage de Lopez, cité par L’Equipe. C’est ça ou rien pour personneLopez compte vraisemblablement sur cette situation pour contraindre King Street et Fortress de financer une grande partie du plan que Bordeaux doit présenter à la DNCG. Mais s’ilsnt, Lopez refuses semble à court de solutions.

La vente de joueurs peut-elle permettre d’éviter la rétrogradation?

C’est d’ores et déjà peu probable que Bordeaux parvienne à récupérer 40 millions d’euros en vendant ses joueurs d’ici la première quinzaine de juillet. Et la situation est encore plus complexe que ça. Le meilleur exemple est le transfert d’Aurélien Tchouaméni au Real Madrid, pour 100 millions d’euros, bonus compris. Bordeaux avait négocié un pourcentage à la revente au moment de le transférer à Monaco et doit récupérer 11 millions d’euros dans la transaction. Mais cette somme, selon L’Equipe, va servir à rembourser une partie de la dette du club envers King Street et Fortress et ne rentrerait donc pas dans ces fameux 40 millions d’euros. Malgré tout, Bordeaux peut profiter du mercato pour se donner un peu d’air.

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Il avait aussi négocié un pourcentage à la revente sur le transfert de Jules Koundé au FC Séville. Si l’international français, convoité par Chelsea et le Barça, venait à être transféré, cela permettrait déjà aux Girondins de récupérer un peu d’argent. Bordeaux tente égallement de vendre ses propres actifs. RMC indiquait ce mercredi que les Girondins avaient fixé à 8 millions d’euros le prix de Hwang Ui-Jo, convoité par Nantes, Strasbourg, Montpellier et Troyes. Le jeune Sékou Mara an aussi de quoi intéresser de nombreux prétendants. Mais globalement, la saison sportive de Bordeaux n’a pas permis de gonfler la valeur marchande de ses joueurs. Et les clubs qui visent des Bordelais ont tout intérêt à attendre la rétrogradation du club, plutôt que de les acheter maintenant.

Et si Bordeaux ne trouve pas les 40 millions d’euros ?

Ce serait évidemment le pire scénario. Car la chute de Bordeaux ne s’arrêtera pas à la rétrogradation en National 1. Les droits TV dans cette compétition, qui s’élèvent à 2 millions d’euros, ne permettraient pas aux Girondins d’avoir la manne pour nementurcière. Le club serait alors contraint de de poser le bilan devant le tribunal de commerce, de subir une procédure de redressement judiciaire et s’exposerait ainsi à une liquidation.

Bordeaux n’en est pas encore là et l’espoir de trouver une autre issue perdure. Cité par l’AFP, le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, affichait son optimism dans l’optique de voir un plan de financement acceptedé par la DNCG. “C’est un scénario qui me paraît tout à fait possibleat-il time. Je ne crois pas qu’il y aura de liquidation, j’ai les oreilles qui traînent un peu, je sais que certains sont intéressés par la reprise du clubC’est tout ce que Bordeaux et ses supporters peuvent espérer à ce stade.

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