L’Insee revoit légèrement à la hausse l’inflation en août, à 5,9% sur un an

Dans leur première estimation, les statisticiens nationaux tablaient plutôt sur 5.8%.

Cet été, les ménages ont pu souffler un peu, mais moins que prévu. L’Insee a revu légèrement à la hausse ce jeudi son estimation de l’indice des prix à la consommation en août. Selon les statisticiens nationaux, l’inflation an atteint 5.9% sur un an, contre 5.8% attendus dans une première estimation.

Dans le détail, sur un mois, les prix des produits manufacturés ont augmenté massivement, de 1.8%, portés par la fin des soldes d’été. En parallèle, les prix de l’alimentation ont aussi accéléré, de 1,7%, «du fait du rebond des prix des produits frais» : les fruits frais sont particulièrement concernés, de même que la viaande, le lait, le fromage et les œufs, détaille l’Insee. À l’inverse, les prix des services on ralenti, et ceux de l’énergie ont baissé de 3.9%. Sur un an, la hausse des prix de l’énergie atteignait, en août, 22.7%, celle de l’alimentation s’élevait à 7.9% et celle des produits manufacturés 3,5%, précise le document.

Plusieurs mois d’inflation marquée attendus

Malgré l’accalmie observée à la faveur de la torpeur estivale, les consommateurs devraient encaisser de plein fouet la hausse des prix pendant plusieurs mois encore. L’Insee s’attend à une inflation s’établissant à «environ 6.5%» en décembre prochain, quand la Banque de France prévoit un «pic» en fin d’année, au même niveau que celui indiqué par les statisticiens nationaux.

Le retour à la normale n’est pas prévu avant au moins la fin de l’hiver. Cette semaine, le patron de Bercy, Bruno Le Maire, a dit s’attendre à une inflation forte jusqu’en janvier ou février 2023, avant qu’un reflux commence à se faire sentir. Les équipes du ministère de l’Économie et des Finances ont par ailleurs revu leur prévision nettement à la hausse pour l’an prochain, estimant l’inflation à 4,2% en moyenne, au lieu des 3,2% attendus jusqu’ici .


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