Manchester City – Atlético Madrid (1-0) – L’antisèche : Mais comment Diego Simeone espère-t-il se qualifier ?

Le jeu : 3-4-3 vs 5-5

Un tableau noir en mouvement. Comme attendu, ce City – Atlético fut une formidable opposition de style entre un 3-4-3 vorace de Pep Guardiola et un 5-5 inédit et terriblement frileux de Diego Simeone. Un rapport de force frisant la caricature. Pendant 60 minutes, le coach argentin tenait son coup de génie ne laissant que des miettes à des Citizens bien embêtés face à deux lignes d’une folle densité.

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L’ennui puis l’éclair : De Bruyne et Foden libèrent City

IL YA 11 HEUR

Avec 71% de possession mais seulement deux tirs cadrés, les champions d’Angleterre se sont longtemps cassé les dents. Tout s’est joué entre la 60e et la 70e minute. Le coaching de Diego Simeone a brisé la jolie dynamique des Colchoneros et celui de Guardiola a apporté un peu de créativité et d’imagination à City.

Les joueurs : Le magicien De Bruyne, le malheureux Felipe

Embourbé dans un match qui ne lui a pas offered beaucoup d’opportunités, Kevin De Bruyne a plutôt bien fait ce qu’il avait à faire jusqu’à ce but plein de sang-froid. L’entrée de Phil Foden a, elle, bouleversé le fil de la rencontre. Côté Atlético, le temps de retard de Felipe sur le seul but du match a coûté cher aux Madrilènes. Geoffrey Kondogbia a bien tenu la baraque au milieu de terrain. Mais il fut trop souvent seul pour exploiter les quelques munitions.

Kevin de Bruyne, sauveur de Manchester City face à l’Atlético de Madrid

Credit: Getty Images

Le facteur x : Phil Foden

68 min. Pep Guardiola, souvent frileux dans ses remplacements, décide de faire rentrer trois nouveaux joueurs dont Phil Foden. L’attaquant anglais va changer le scenario d’un match figé dans un rapport de force stérile en apportant sa personnalité et sa créativité. 1’17” après son entrée en jeu, c’est sa passe géniale qui aé envoy Kevin De Bruyne en terre promise. Foden a tout changé.

Le stat : 0

Aucun tir en 90 minutes : c’est une première pour l’Atlético Madrid sous les ordres de Diego Simeone. Et une première pour une équipe en Ligue des champions depuis… 10 ans.

La décla : Diego Simeone, entraîneur de l’Atlético Madrid

Nous, on a joué avec nos armes. Ça a été un effort collectif massif.

La question : Diego Simeone at-il eu raison de se montrer aussi frileux ?

Avait-il vraiment le choix ? L’Atlético s’est construit en 2022 en revenant aux basiques et Simeone a construit la qualification face à Manchester United en 8e de finale en proposant ce qu’il sait faire de mieux: un onze coulé dans le béton. Pouvait-il faire autre chose face à City, sans doute l’équipe qui sait le mieux se servir des espaces libres et qui sanctionne chaque courant d’air ?

Pep Guardiola et Diego Simeone

Credit: Getty Images

Le vrai problème des Madrilènes ce mardi, ce qui les a précipités dans le ravin : leur sortie de balle. Ils les avaient parfaitement exploitées à Old Trafford et ils en ont fait bon usage au début de la seconde période à l’Etihad Stadium… jusqu’à la sortie d’Antoine Griezmann à l’heure de jeu. L’exploitation de Joao Felix, tour-à-tour milieu de terrain récupérateur et garde du corps de Cancelo, n’a pas aidé les Colchoneros à ressortir des ballons dans les règles de l’art.

Et tenir de la sorte face à City durant 90 minutes, c’est impossible, même pour Simeone. Le plan était le bon mais l’Atlético s’est heurté à ses limitses pour devenir une caricature. Ne pas tenter une frappe en 90 minutes en est le syndrome le plus visible. Comment espérer se qualifier ainsi ?

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