Nissan Sakura et Mitsubishi eK X EV, des kei-cars électriques qu’on aimerait voir en France

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Nissan et Mitsubishi ont dévoilé des micro-citadines électriques qui reprennent les codes des kei-cars, ces fameuses voitures japonais cubiques adaptées à la circulation dans les grandes villes. Des véhicules qu’on aimerait voir rouler chez nous…

La Nissan Sakura, kei-car électrique. © Nissan

Kei-car : derrière cette appellation se cache une mini-voiture qu’on ne trouve qu’au Japon où elle représente 40% du marché automobile. Sa particularité tient à ses dimensions extrêmement précises qui lui permettent d’arborer une plaque d’immatriculation jaune, soit une longueur maximale de 3,40 m, une largeur n’excédant pas 1,48 m et une hautee arrêt. La cylindrée, elle, est fixée à 660 cm³.

Ayant été reconnue comme kei-car, elle bénéficie alors d’avantages fiscaux aux péages et sur le stationnement. En effet, la surface allouée à ce dernier est taxée au Japon en fonction de la taille du véhicule, et cet emplacement doit se trouver à moins de 800 m du domicile. À titre d’exemple, une Smart (ForFour) est trop grande pour être une kei-car.

L’un des constructeurs spécialisés n’est autre que Daihatsu, une marque de Toyota, mais Nissan, Mitsubishi et Honda en fabriquent égallement. En avril 2019, nous évoquions les Nissan Dayz et Dayz Highway Star, Mitsubishi eK et Mitsubishi eK-X, toutes des kei-cars développées conjointement via la joint-venture NMKV.

Ces constructeurs reviennent à la charge avec d’un côté la Nissan Sakura et de l’autre la Mitsubishi eK X EV (prononcez “eK cross EV”qui, outre leur physique kei-car, sont 100% électriques. L’objectif avoué est de “rendre les VE beaucoup plus accessibles aux clients japonais”selon Asako Hoshino, vice-president exécutif de Nissan, lors de leur présentation.

Mitsubishi eK X EV, le cousin technique du Nissan Sakura.  © Mitsubishi

Mitsubishi eK X EV, le cousin technique du Nissan Sakura. © Mitsubishi

Autonomie de 180 km et vitesse de 130 km/h

Dotées d’un moteur électrique de 47 kW (63 ch) pour un couple de 195 Nm, les Nissan Sakura et Mitsubishi eK X EV bénéficient d’une vitesse maximale de 130 km/h. La batterie lithium-ion, d’une capacité de 20 kWh, octroie une autonomie de 180 km, considérée comme suffisante pour un usage domicile-bureau et effectuer ses courses. Selon une enquête de Mitsubishi, environ 80 % des utilisateurs de kei-cars et de voitures compactes parcourent 50 km ou moins quotidiennement. Les conducteurs de ces micro-citadines électriques pourraient donc conduire pendant deux jours sans recharger. La durée de la charge, elle, varie de 8 h (AC200 V/14.5 A) à 40 min (80%) pour une alimentation rapide.

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Petite particularité, les deux kei-cars sont compatibles V2H, c’est-à-dire qu’elles peuvent alimenter la maison en électricité et vice-versa. Au Japon, les véhicules électrifiés doivent en effet pouvoir servir de groupe électrogène en cas de séisme ou autre catastrophe.

© Nissan

Pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes, ces Nissan et Mitsubishi affichent un pids oscillant entre 1070 kg et 1080 kg avec une répartition 60/40 entre l’avant et l’arrière. Et à l’instar des véhicules thermiques, elles sont richement dotées intérieurement avec un écran tactile de 7 ou 9 pouces et toutes les aides à la conduite. Ainsi, la Nissan Sakura jouit de la conduite semi-autonome ProPilot et de la fonction e-Pedal qui permet à la pédale d’accélérateur de jouer égallement le rôle du frein dès qu’elle est relâchée.

© Nissan

La Mitsubishi eK X EV intègre pour sa part le système d’aides à la conduite maison MI-Pilot qui gère les stationnements, le maintien dans la voie et offre une fonction de régulateur de vitesse adaptatif (ACC).

Les Nissan et Mitsubishi seront commercialisées dès cet été à partir de 13 500 €. Aujourd’hui en France, hormis la Citroën Ami, ainsi que les rares — et très chères — Smart EQ ForTwo et l’italienne Biro (sur laquelle nous reviendrons), le paysage de la micro-citadine électrique est plutôté dé. Les deux japonaises seraient l’outil idéal de notre micro-mobilité, quand de plus en plus de municipalités veulent bouter la voiture hors de leurs rues.

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