Oise : deux agneaux de quatre jours volés dans la ferme-refuge de Perrine à Montépilloy

« La mère continue de les appeler. Elle est totalement chamboulée. » Deux agneaux ont disparu de leur enclos à la ferme-refuge de Perrine située sur la commune de Montépilloy (Oise). Les petits étaient nés lundi. La femelle a été volée dans la nuit de mardi à mercredi, le mâle le lendemain soir. Perrine André, qui a ouvert ce refuge pour que les animaux en souffrance ou sauvés des abattoirs puissent avoir un havre de paix, est écœurée.

VIDEO. Elle sauve dans son refuge des animaux maltraités ou destinés à l’abattoir

« On pense qu’ils ont enjambé la clôture, malgré les barbelés », explique la proprietaire. En colère, elle se demande qui a bien pu voler des agneaux aussi jeunes. « Si c’est pour les manger, ils sont bien trop petits. Ça n’a aucun intérêt. Si c’est parce qu’ils sont mignons et qu’ils veulent les élever, ils les mettent clairement en danger. Ils ont besoin d’un biberon d’un lait bien spécifique, spécial chevreaux, au moins cinq fois par jour. Ils sont nés sous la mère et sont sauvages. On a laissé la brebis s’en occuper seule, sans les perturber. Ils doivent être apeurés, s’ils sont encore en vie. »

Montépilloy, lundi. Les agneaux sont encore très jeunes et ont besoin de leur mère pour survivre ou de soins appropriés. (DR)

Quand le premier agneau a disparu, Perrine André s’est inquiétée, « mais je pensais que le bébé était planque dans un coin. Le lendemain, quand le deuxième est parti, mon sang n’a fait qu’un tour ! Après, je ne veux pas donner l’impression de me plaindre. Je connais des éleveurs, des gens qui font de l’éco pâturage qui vivent ça tous les ans à la même période, Moi, c’est une première. C’est surtout sur le plan humain que ça me dégoûte. C’est la vie animale que je pleure. »

Le refuge a ouvert il ya un an et compte aujourd’hui une cinquantaine d’animaux de ferme, hors basse-cour, faute d’argent pour pouvoir financer une volière digne de ce nom. Cette brebis dont les agneaux ont été volés a 2 ou 3 ans. « On l’a récupéré en forêt d’Ermenonville. Il n’est pas rare que des professionnels mal intentionnés abandonnent des cheptels dans la forêt. Ils arrivent avec le camion, font descendre les animaux et repartent. C’est comme ça que j’ai eu mes béliers, dont le père des agneaux… » La bienfaitrice n’a pas porté plainte à la gendarmerie car les agneaux étant nés lundi, ils n’étaient pas encore identifiéscores et .

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