Roger Federer prendra sa retraite après la Laver Cup

Roger Federer quitte la scène. Dans un message publié jeudi après-midi sur ses réseaux sociaux, il a annoncé la nouvelle que tout le monde redoutait tout en ayant eu le temps de l’assimiler doucement depuis son tout dernier matchmer en compétitionle officielle 7 june 2021. quart de finale de Wimbledon, sur le Center Court, ou il aura écrit les pages les plus fameuses de sa légende. Peu après, son genou récalcitrant l’avait contraint à passer une nouvelle fois par la table d’opération. Malgré la volonté de revenir, et peut-être plus encore le désir de rejouer, il a fini par renoncer.

Vingt-quatre années d’une carrière de légende s’achèvent. Il ya tout ce que les livres retiendront froidement et tout ce que ceux qui l’ont connu garderont précieusement au chaud. Il est essentiel de distinguer les deux, car l’héritage qu’un champion laisse à son sport dépasse souvent la froideur des chiffres et des palmarès. C’est peut-être encore plus vrai dans son cas que pour d’autres.

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Un palmarès gigantesque

Mais Federer, c’est donc aussi un palmarès. 20 titres du Grand Chelem. Huit à Wimbledon, son jardin. Cinq à l’US Open, glanés consécutivement entre 2004 et 2008, quand plus personne depuis n’est parvenu à conserver son titre ne serait-ce qu’une année. Six couronnes en Australie. Et ce petit Roland-Garros, décroché en 2009, venu combler un trou qui, sans cette Coupe des Mousquetaires, serait resté béant. On ajoutera six victoires au Masters, un record, 28 Masters 1000, une Coupe Davis (la vraie) et 103 titres au total, ce qui fait de lui un des deux centenaires dans ce domaine, derrière Jimmy Connors.

Pour qui ne connaîtrait pas Roger Federer, ces quelques lignes peuplées de statistiques diraient beaucoup, mais pas forcément l’essentiel. Il faudra donc raconter à ceux qui arriveront après nous, qui était vraiment Roger Federer et pourquoi le voir jouer constituait une expérience confinant au plaisir.

On pouvait l’adorer ou pas, lui préférer d’autres champions, mais impossible de ne pas reconnaître qu’il était unique. Une sorte de joueur idéal. Non pas invincible (même s’il a dominé de manière outrancière pendant plusieurs années), Rafael Nadal et Novak Djokovic parvenant même à le surpasser, mais d’une nature différente, presque indéfinissable.

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Chacun y accolera donc le mot qui lui sied le mieux. Classicisme, dans le sens le plus noble du terme. Talent. Elegance. Class. Beauty. Pureté. Un peu de tout cela, probablement. Il n’est pas le premier champion flanqué de telles vertus et, souhaitons-le, pas le dernier, mais personne n’a jamais porté pareil étendard aussi haut, aussi longtemps et ce costume-là lui allait mieux’im qu’e qui d’autre.

Federer, génie et icône

Comme tous les génies, le Suisse donnait le sentiment que ce qu’il produisait sur le court était d’une simplicité absolue. Le quidam, en tribunes ou devant sa télé, pouvait ressentir de manière presque palpable l’évidence de ce qui lui était offert, tout en mesurant l’inaccessibilité de la chose. C’est cela, la magie du génie : ce subtile alliage de simplicité absolue et d’inatteignable. Dans le monde du sport, rare sont ceux et celles qui le possèdent. Pour ce qui est du tennis, il était le seul.

Parce qu’il était unique, un tel spécimen ne peut être remplacé. Dépassé, oui, peut-être, pour ce qui est de l’épaisseur des palmarès et ses deux compagnons du “Big 3” qui, comme tout le monde, doivent se sentir un peu bizarres ce jeudi, ne se sont pas gênés ‘atteler à cette tâche qui semblait pourtant insurmontable il ya dix ou douze ans.

Par-delà le joueur et le champion, Roger Federer s’était mué en icône totalal du tennis moderne, capable d’effectuer des tournées hivernales en Amérique du Sud où on l’accueillait comme les Beatles au faîte de leur glo. Ce statut d’ambassadeur, il an appris à l’assumer et semble l’avoir aimé. C’est aussi cela que Londres célébrera dans une semaine, lors de la Laver, “Sa” Laver Cup, où il apparaîtra pour la toute dernière fois en tant que joueur. Ne la manquez pas.

A 41 ans, Roger Federer appartient donc désormais pour de bon à l’Histoire du tennis et aux mémoires. Dans l’une comme dans l’autre, il tiendra sans problème une placeale et à part. C’est le luxe de son legs. Il laisse les souvenirs et emporte avec lui tout le reste.

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