un approvisionnement sous tension mais pas de pénurie dans les magasins

« Pas de panique »

Plusieurs représentants du secteur de la grande distribution ont martelé ces derniers jours qu’il n’y avait aucun risque de pénurie sur l’ensemble des produits commercialisés. « En France, aujourd’hui, il n’y a pas de pénurie pour la consommation courante et il n’y en aura pas jusqu’à l’été », a déclaré dimanche sur BFMTV le président du comité stratégique E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc. « Des pâtes, il y en a. Pour l’huile de tournesol, nos stocks vont jusqu’à juin ».

« Sur l’huile de tournesol, il ya un peu d’achats de précaution mais on n’est pas en pénurie complète de l’approvisionnement », aussi déclaré mardi le patron de Système U, Dominique Schelcher, au micro de Radio Classique . « Les gens font des stocks et c’est ce qui peut vider les rayons actuellement, mais il y aura de nouveau de la marchandise. Il y aura des produits, pas de panique ».

Les rayons vides s’expliquent par la tension sur l’approvisionnement créée par ces achats de précaution et un phénomène de stockage “plus important qu’à l’habitude”, selon Nicolas Léger de NielsenIQ. Un phénomène égallement observé lors des premiers mois de l’épidémie de Covid-19.

Cocktail d’incertitudes

« On dit et répète de ne pas s’inquiéter, qu’il n’y a pas de pénurie, mais le fait d’en parler attire l’attention de certains consommateurs, qui au lieu d’acheter un litre d’huile vont en acheter trois », poursuit Thierry Desouches, porte-parole de Système U. « Or, la chaîne d’approvisionnement est dimensionnée pour un certain volume, et si ce dernier est démultiplié, il peut y avoir ceors genre de rupture » il n’y a pas de problème de stock.

« Le contexte actuel crée de l’incertitude au sein des foyers français », qui ont successivement subi « période inédite de coronavirus, reprise mondiale sans précédent, tensions sur les matières premières, inflation et conflit en plein cœtour » de l’E NielsenIQ.

À l’inverse, l’augmentation du nombre de ruptures est plus modérée “sur certaines familles dites sensibles ou exposées, telles que le sucre (+8%) ou le riz (+5%)”, précise Nicolas Léger.

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